VINCENT VAN GOGH,
LE PEINTRE

Un séjour créatif

À Auvers, Van Gogh fit tourner ses machines à pleine vapeur, avec autant d'audace que d'énergie, de brutalité que de tendresse. L'Église d'Auvers, le Portrait du docteur Gachet, le Champ de blé aux corbeaux, trois joyaux au milieu d'un ensemble impressionnant de plus de soixante-dix tableaux, rejoignirent plus tard les plus grandes icônes du patrimoine culturel mondial.

Église d'Auvers-sur-Oise

Van Gogh, les doutes

Cependant, la tranquillité affichée de l'artiste - rongé en sourdine par sa maladie - cachait de vives colères et de grandes inquiétudes. Il craignait de ne pas réussir à transformer sa renommée du moment en succès durable. Son frère Theo, qui le soutenait depuis une dizaine d'années sur les plans matériel et affectif, dépassé par la complexité de sa propore situation familiale et professionnelle, ne parvint pas à le rassurer.

Van Gogh, le drame

Le soir du dimanche 27 juillet 1890, en toute lucidité, après avoir passé la journée à peindre ses derniers tableaux, Les Racines, et une vue du village, vraisemblablement la Ferme de Jorgus, Van Gogh se blessa mortellement d'un coup de révolver dans la poitrine. Il s'éteignit deux jours plus tard dans sa petite chambre mansardée, veillé par son frère Theo.

Champ de blé au corbeaux

" ... Je ne me suis pas gêné
pour chercher à
exprimer de la tristesse,
de la solitude extrême "

Vincent van Gogh,
extrait de lettre à son frère Theo,
Auvers-sur-Oise le 25 mai 1890.



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